Trois-Rivières, 15 mars 2018

Communiqué de presse

Hydro-Québec met ses installations à contributionGérer la crue printanière pour limiter les impacts sur la population

À Hydro-Québec, nous préparons la prochaine crue printanière depuis plusieurs mois déjà. Notre priorité au printemps est de limiter les impacts de la crue sur les résidents et d’assurer leur sécurité tant en amont qu’en aval de nos installations.

Nous faisons preuve de prévoyance dans la gestion des crues afin de réduire au minimum les impacts sur le milieu. Vidange des réservoirs, mesure de la quantité de neige au sol et gestion des débits ne sont que quelques exemples de gestes concrets que nous faisons pour nous préparer.

« Comme chaque année, nous avons commencé à vider nos réservoirs, comme celui de Gouin, en décembre afin de pouvoir emmagasiner l’eau qui résultera de la fonte des neiges, explique Denis Bérubé, directeur – Production – Des Cascades par intérim. À l’approche de la fin de l’hiver, nous évaluons les quantités de neige au sol selon les régions, afin de déterminer avec le plus de précision possible la quantité d’eau qui s’écoulera au moment de la fonte. Nous faisons de la place dans nos réservoirs depuis plusieurs semaines en vue de la nouvelle crue.»

Vue du barrage Gouin en mai 2017.

Une gestion au quotidien

Pendant la crue, nos équipes de spécialistes surveillent l’évolution de la situation plusieurs fois par jour afin de prendre les meilleures décisions, dans le but de protéger la population contre les inondations.

« Pendant la crue, il arrive que nous devions laisser sortir de l’eau de nos réservoirs pour maîtriser le remplissage et ainsi permettre de réduire le débit au moment où les niveaux dans les secteurs plus vulnérables seront les plus élevés, explique pour sa part Martin Hallée, ingénieur. Ce sera le cas, par exemple, en pleine crue, si un système dépressionnaire arrivant au Québec entraîne d’importantes précipitations. »

Une influence limitée sur l’eau

Parmi les équipements dont dispose Hydro-Québec, certains peuvent limiter le débit des cours d’eau. C’est le cas de la centrale de Rapide-Blanc, en Haute-Mauricie, et des barrages de la Manouane A, B et C, dans Lanaudière et en Mauricie, par exemple.

Par contre, les autres centrales sur la rivière Saint-Maurice ne peuvent contenir  le débit de la rivière. Ces centrales, dites au fil de l’eau, ont été conçues pour produire de l’électricité à même le débit naturel de la rivière.

« Ces centrales ne peuvent retenir l’eau comme le font les ouvrages de retenue qui forment un réservoir. Nous ne pouvons donc pas, par exemple, fermer les vannes de l’évacuateur de crues de la centrale de La Tuque ou de celles de la centrale du Rocher-de-Grand-Mère pour empêcher la crue d’atteindre les riverains. Il n’y a pas de réservoir. L’eau contournerait nos installations, ou passerait par-dessus », précise Martin Hallée, ingénieur à Hydro-Québec.

Avec ses installations, Hydro-Québec a un impact limité sur une partie de l’eau qui circule sur le territoire. « En Mauricie, par exemple, seulement quatre gouttes d’eau sur dix passent par nos réservoirs. C’est donc dire que nous n’avons aucune influence sur 60 % de l’eau qui passe dans la rivière Saint-Maurice », souligne Martin Hallée.

La gestion de la crue de la rivière Saint-Maurice demeure complexe. « Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir avec la collaboration de nos partenaires pour limiter les impacts de la crue sur les résidents et  nos spécialistes se dévouent à cette tâche, tout au long de l’année », conclut M. Bérubé.

Renseignements supplémentaires :

Lucie Roy
Conseillère - Relations avec le milieu
Centre-du-Québec et Mauricie
819 693-3745

 

 

 

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